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L'arbre à palabres: ils en racontent !

Aux abords des terrains de jeu où officient les papys pétanqueurs Cournonnais se trouve « l’arbre à palabres ». De son ombre généreuse, il protège le banc de touche. Celui-ci est plus qu’un banc: c’est une véritable fenêtre ouverte sur la partie en cours bien sûr, mais également sur l’actualité locale (et internationale) qui est largement commentée ! Les valeureux papys n’épargnent pas leur salive pour analyser et débattre des événements politiques et sportifs, et cette revue de presse mérite que l’on s’y attarde quelque peu ...

Les commentaires sont aiguisés et tranchants, et les papys n’hésitent pas à tailler de nombreux costumes. C’est sûr, certains n’auront pas froid cet hiver, à croire que les narrateurs sont retraités de chez Conchon Quinette ! Ainsi, tout au long de la journée, l’observateur attentif peut savourer le défilé quasi ininterrompu des fauteuils pliants sous l’arbre à palabres. Les places sont chères, et mieux vaut être de l’assemblée que parmi les absents ! Et malgré l’importance nationale des sujets débattus, les éloquents papys gardent toujours un œil sur le sable : pendant que les copains ferraillent sur le terrain, il est toujours bon de commenter le jeu, histoire de faire monter l’ambiance :
« Tu peux t’approcher du bouchon, c’est pas un CRS ! »,
« C’est trop loin pour toi, forcément avec tes petits bras ! »,
« Si tu vois pas le bouchon, il y a Optic 2000 et Atol à Cournon ! »...

Enfin bref, juste ce qu’il faut pour faire démarrer les plus sanguins ... L’arbre à palabres est une véritable institution pour ces pauvres retraités, cloués sur le banc, fatigués et usés par de longues années de travail. Ils le disent eux-mêmes : « C’est mieux qu’à la télé ! Tu prends ton siège tu t’assois et tu écoutes, ca vaut la gobille ! » Les papys s’en donnent à cœur joie pour distraire et animer ces journée de pétanque. Ils en redemandent tous, sauf peut être Pierrot qui se plaint « Ils n’arrêtent pas ! J’en ai marre, quand je rentre chez moi ma femme me trouve plus fatigué que quand je suis parti. »

L’arbre à palabres : extraits choisis.

Le rêve de Lucifer : attraper autant de boules que Fernand en manque !

Grincheux à Astérix : Qu’est ce qu’ils disent ?
Astérix : Ils disent que Bizu s’est fait cheviller à 70 km/h en ville
Grincheux : En voiture en ville, il est fou...
Astérix : Pas en voiture, en vélo !

Le Grabier de Saint Alyre à Quinquin (au cours d’une partie acharnée) :
Dis donc Quinquin, tu peux tirer des boules toute la nuit sous ma fenêtre ...
tu m’empêchera pas de dormir !

Pierrot à Lucifer : Tu ne trouves pas que Bernard a maigri ?
Lucifer : Si ! Avant, avec son aile delta, il ne pouvait pas décoller. Maintenant, il ne peut plus se poser. Ils sont obligé de l’attraper avec un grapin quand il passe ...